Le Jumelage est une occasion unique de découvrir la culture du sud, de l’Afrique et du Rwanda, soit dans leur contexte même, soit par comparaison avec la culture de notre pays. Ces découvertes permettent des rencontres avec des personnes originaires de ces pays, soit en visite, soit de la ’diaspora’ installées dans nos pays
Parmi les activités culturelles mises ainsi sur pied ces dernières années, avec l’aide de Rwandaises et Rwandais de Belgique, citons :
une formation au jeu « igisoro ». C’est le jeu le plus populaire en Afrique, du Cap jusqu’à la Méditerranée. Il est appelé « awélé » au Congo, et de biens d’autres noms ailleurs. On y sème et ramasse des grains représentant les semailles, sans laisser de place au hasard. Une initiation en a été donnée lors des fêtes inter-générationnelles ou multi-culturelles par des habitants de Ganshoren d’origine rwandaise
une formation à la cuisine rwandaise, donnée au centre culturel néerlandophone « De Zeyp » en collaboration avec le Wereldwerkgroep (« groupe de travail sur le monde »), qui organise notamment l’Opération 11.11.11 néerlandophone à Ganshoren.
En outre, le Jumelage permet de rencontrer des personnes vivant en Belgique et qui connaissent la vie dans les pays du sud, l’Afrique, le Rwanda et Rusatira-Kinazi.
Parmi les personnes rencontrées ainsi ces dernières années, – Belges du bout du monde, Rwandais et Burundais de la diaspora - citons :
la chanteuse burundaise Elishaa (Sophie Shibura), créatrice de la belle chanson « Murakoze » (merci en kirundi-kinyarwanda)
Jean-Luc Pening, co-scénariste du film « Na-wewe » qui retrace une partie dramatique de sa propre histoire avec délicatesse, humour et humanité.
d’autres films ont été projetés, comme Gorilles dans la Brume, Ghandi, Hôtel Rwanda, La petite vendeuse de Soleil, en rencontrant parfois aussi des réalisateurs
François Darchambeau, chercheur à l’université de Liège, qui a parlé du lac Kivu comme une merveille à la fois énergétique (source de méthane) et biologique (on y pêche aujourd’hui du poisson, chose impossible il y a 50 ans).
l’écrivain Joseph Ndwaniye, ganshorenois né dans le Sud et qui nous fait découvrir le monde par ses romans. Voici un extrait de son premier roman « La Promesse faite à ma sœur », relatant sa jeunesse au pays des mille collines :
« Je m’habituai à m’asseoir à même les briques en terre séchée et à écouter religieusement les enseignants comme me l’avait conseillé ma mère. Pas de vrais pupitres comme à l’école des missionnaires. Pour pouvoir écrire, nous devions tenir nos ardoises sur les genoux, pour effacer la leçon précédente notre salive faisait l’affaire ». Des pupitres de bois, fabriqués sur place, pour tous les jeunes de toutes les écoles du sud, reste un beau défi de solidarité pour le jumelage, qui en a financé près de 700 en 10 ans !
D’autres écrivains ont été rencontrés, comme Yolande Mukagasana.